Ce matin, j'ai commencé par mettre un coup de filière sur les vis qui servent à tendre la chaîne.
Au démontage j'ai constaté que les filetages étaient un peu tassés.
Puis j'ai collé ensemble ces cinq rondelles qui forment une cale d'épaisseur pour fixer le garde chaîne.
Ensuite, j'ai décapé à blanc la tôle du réservoir d'huile.
Avant.
Après.
J'ai mis un aimant pour tenir la pièce en place pendant la soudure.
Puis je suis allé chez Bretagne Roadster à Tourlaville.
Ils sont spécialisés dans la restauration de voitures Anglaises.
Ils sont d'accord pour me resouder le réservoir au TIG, et me mettre une couche d'étain sur le dessus.
Cool, je le récupère demain matin.
14H00, me voilà de retour au garage.
Je commence par nettoyer la batterie.
puis le carter tôle qui recouvre la boîte de vitesses.
Avant de m'attaquer au pot d'échappement.
Au bout du fil de fer, c'est le joint d'échappement.
Il ne me reste plus qu'à nettoyer le moteur, et le cadre.
C'est gras.
Il y en a un peu partout.
Mais petit à petit, j'en viens à bout.
Avant.
Après.
C'est beau!
16h00, j'attaque le remontage de la boucle arrière.
Puis de la béquille arrière.
Là elle ne touche pas le sol.
J'installe les reposes pieds passager, et les vis tendeurs de chaine.
Puis à l'aide d'un cric, je soulève la moto, et je retire les agglos qui la soutenaient jusque là.
Maintenant, Mémère repose sur sa béquille arrière.
Je vais pouvoir m'occuper de la barre de repose-pieds.
Vue sur mon système de blocage de la barre.
Je me suis aperçu qu'en haut à droite, la pièce que nous avons fabriquée avec Thibaut touche à la platine du cadre.
J'en arase la pointe.
Cà devrait être bon.
La barre de repose-pieds d'origine "en haut" est tordue, et en mauvais état.
Les bouts où sont fixés les repose-pieds sont usés, et ceux ci ont du jeu.
J'installe la nouvelle barre de repose-Pieds.
Puis je monte les repose-pieds pour centrer la barre, et il ne me reste plus qu'à serrer mes vis avec une clé de 7 mm pour bloquer la barre dans son emplacement.
Comme prévu, l'ensemble est super rigide, et les repose-pieds, n'ont plus de jeux sur la barre.
C'est au moment où je redémonte les repose-pieds que ma femme rentre de la SPA où elle est bénévole.
Elle m'apporte une lettre très attendue.
Daniel P m'a gentiment envoyé de qui refabriquer un filtre à Huile.
J'ai largement de quoi en faire deux!
Je passe à la protection des caoutchoucs des repose-pieds.
Un petit coup de toile pour donner du grip.
Puis je passe à la peinture.
J'en profite pour combler un petit manque sur la boucle arrière du cadre.
Déjà 19H00: Ce sera tout pour aujourd'hui.
Prochaine étape, remonter la boîte de vitesses et le garde-boue pour les gros morceaux.
Cet après midi je commence par préparer la rustine que je vais souder sur le réservoir d'huile.
La tôle du réservoir est fendue, et il faut la renforcer.
Je fais un gabarit en carton.
Je vais découper la rustine dans cette plaque en fer de 1 mm, que j'ai achetée ce matin pour 1.20€ chez un ferrailleur.
Quelques coups de Dremel plus tard...
Elle sera soudée à l'étain.
Puis je commence le nettoyage du garde-boue arrière, et c'est un gros morceau.
Voilà Philippe qui arrive pour chercher le réservoir d'huile.
Après avoir regardé les dégâts, il estime qu'une brasure n'est pas possible.
On discute d'une solution autour d'un café.
Le mieux, c'est une soudure au TIG.
Hélas, le sien est en panne, et Thibaut n'est pas disponible en ce moment.
Je vais devoir me mettre en quête d'un autre soudeur.
Une fois Philippe reparti, me voilà à nettoyer le garde-boue.
Côté arrière, c'est un mélange de boue séchée avec un peu de graisse.
Côté avant, le mélange est un peu plus gras, et plus épais.
Je commence par l'arrière.
Après une bonne demi heure, ça présente mieux.
Puis j'attaque l'avant du garde-boue.
C'est très gras, à cause de la boîte de vitesses dont le roulement n'est pas étanche.
Là, il y a encore du boulot.
Enfin j'attaque l'extérieur du garde-boue.
La couche de gras est épaisse.
Avant.
Après.
Par endroits, la peinture est partie, mais c'est à des endroits où ça ne ce voit pas, et où ce sera très vite protégé de la rouille grâce aux projections d'huile, et de graisse.
Voilà, le garde-boue est nickel, et prêt à être remonté.
J'en ai retiré de la crasse!
Prochaine étape mercredi après midi, avec la fin du nettoyage, et peut être un début de remontage.
Il me reste encore à finir de préparer le réservoir d'huile pour la soudure, à nettoyer le carter en tôle de la boîte de vitesses, la batterie, le pot d'échappement, et le reste de la Terrot.
Thibaut a jugé bon de souder une patte de renfort sur le cadre.
Sur le coup, j'ai trouvé que c'était une bonne idée.
Mais...
Petit problème.
On m'a fait remarquer que la béquille arrière vient s'appuyer sur dessous du tube du cadre quand la moto est justement montée sur celle ci.
En rentrant hier soir, j'ai fait un remontage rapide de la béquille pour contrôler la chose.
Et effectivement, ça touche sur la plaque de renfort.
Et donc de l'autre côté, la béquille ne vient plus en appuis sur le tube du cadre.
A noter que je n'ai pas encore eu le temps de nettoyer la béquille, et que c'est pour ça qu'il y a un peu de gras.
J'installe un bout de bande cache, pour dessiner une empreinte.
En fait, il n'y a pas tant de matière que ça à enlever, et la patte de renfort pourra continuer à faire son travail.
Il va juste me falloir un peu de temps, et ma Dremel pour arranger ce petit problème.
Donc, nous voilà samedi après midi, et je me mets au travail.
J'attaque avec la Dremel, mais ça n'avance pas vite.
Alors, j'utilise une disqueuse, et là ça va bien plus vite.
Après une heure de travail, j'obtiens le résultat escompté.
Quand la butée de la béquille touche le tube, celle qui est de l'autre côté touche aussi le tube.
J'ai dû pas mal creuser dans la pièce de renfort que Thibaut à soudée.
Mais j'ai préservé la partie intérieure pour conserver le renfort.
Vue par dessous.
Maintenant il me reste la peinture.
Après un coup de ponçage pour créer une adhérence, je passe un coup d'apprêt noir.
J'en fais autant avec la béquille.
Pendant que l'apprêt sèche, je commence à décaper le réservoir d'huile.
Puis je mets une couche de peinture noire sur la boucle du cadre, et sur la béquille arrière.
J'en profite pour repeindre la pédale de frein.
La grille de sélection des vitesses.
Et la barre du garde-boue qui avait plié sous le choc.
J'ai encore pas mal de travail à faire avant le remontage.
Il ne me reste plus qu'à fabriquer une rustine pour renforcer le réservoir d'huile, le renfort de la fourche du tambour de frein, et continuer le nettoyage de quelques pièces, et de l'avant de la moto.
Lundi je vais aller porter le réservoir d'huile à souder.
Cette partie du cadre a tendance à se fendre, voir à casser.
Avec une ouverture pareille, ce n'est pas étonnant.
Vue de dessus.
Mais là, apparemment, il n'y a pas de soucis.
Côté gauche.
Dessous.
Et côté droit.
Par contre le réservoir d'huile, en plus d'avoir la patte de fixation cassée, présente des fentes.
Il va falloir poser une rustine, et braser à l'argent.
J'entreprends de nettoyer la boîte de vitesses.
Notez la plaque de renfort de 5 mm d'épaisseur.
Voilà, c'est tout propre.
Au fait, je ne vous ai pas montré ma méthode de dégraissage.
J'utilise ce détachant goudron, qui est aussi un super dégraissant.
Du Sopalin, et beaucoup d'huile de coude.
Le garde chaîne.
Avant.
Après.
Les endroits où la peinture est partie, sont en contact avec le cadre.
Maintenant, c'est le tour du carter de chaîne primaire.
Avant.
Après.
Evènement inattendu.
Pendant que je nettoyais le carter, j'ai entendu un grand coup de frein sur le boulevard qui est derrière notre maison.
Coup de frein, suivit de trois chocs assez violents.
Trois voitures viennent de s'encastrer les unes dans les autres au feu du carrefour juste à côté.
Je fonce pour voir si je peux aider, "j'ai mon brevet de secouriste", mais heureusement il n'y a que des personnes un peu sonnées par le choc.
Par contre, les voitures sont dans un sale état.
Une fois les pompiers, et les policiers sur place je retourne à mon nettoyage.
Je m'attaque à la roue arrière.
Avant.
Après.
Puis je fabrique une pièce de renfort pour le pion de blocage du frein arrière.
C'est une rondelle qui va empêcher la fourche du tambour de sauter.
Voici la fourche, qui présente une usure sur la partie basse.
Je vais voir avec Thibaut pour la recharger en métal.
Il me reste encore beaucoup de travail.
Le carter de boîte de vitesses, la batterie, la béquille arrière, et le garde-boue arrière sont encore à nettoyer.
Ensuite, je prends la roue, la boucle arrière du cadre, le réservoir d'huile, et le tirant de garde-boue qui a plié sous le choc, et je les installe dans le coffre de ma voiture.
Ma dernière sortie à Barfleur s'est terminée par un Problème de frein.
Au début, j'ai pensé que c'était un bête problème de cannelures usées, soit sur la came de frein.
Soit sur le levier de frein.
Mais une fois la question posée sur le forum Terrot, il s'avère que ce n'est pas le problème.
En fait je pensais que ça c'était décalé d'une dent ou deux.
C'est grâce à quelques photos publiées sur le forum, que des abonnés s'aperçoivent que jamais l'axe de la came de frein ne devrait toucher la barre de support de garde-boue.
De plus, on voit bien que la barre a plié sous le choc.
Mais que c'est-il passé?
En fait, c'est la fourchette qui tient le tambour de frein qui a sauté de son logement.
Le tambour a été entrainé par la roue lors d'un freinage, et l'axe de came de frein est allé taper sur la barre de support du garde-boue.
Jusque là, il n'y a pas trop de dégâts, et le tout est facilement réparable.
Sauf que...
Sous le choc, le tube du cadre a cassé.
Après un petit nettoyage.
J'arrive presque à insérer la panne de mon petit tournevis dans la cassure.
Pas de doutes, là c'est grave!
Après avoir pris l'avis des spécialistes du forum, j'ai décidé d'utiliser la méthode préconisée par Loulou 32.
Il lui est arrivé de souder plusieurs cadres de Terrot sur le tour de France des motos anciennes.
Il n'y a pas d'autre solution que de démonter tout l'arrière de la Terrot pour pouvoir sortir la boucle arrière du cadre.
Ce sera un démontage long et fastidieux, qu'il faudra faire avec méthode.
Pour commencer, je vais devoir vider mon panier en osier, démonter mes deux batteries, puis démonter les deux carters en tôle, boite et chaine primaire.
Le pot d'échappement, le kick, puis la boite de vitesses.
Ensuite il me faudra vidanger le réservoir d'huile.
Avant de retirer le garde-boue, je de dois défaire tous mes câbles électriques, et il y en a!
Faisceau de la batterie du panier, faisceau du feu stop, faisceau de la prise de la remorque, et enfin le fil de la veilleuse d'éclairage de la plaque arrière.
Je vais aussi retirer la pédale de frein avec sa tige de commande, et le contacteur du feu stop.
Puis je démonterai le réservoir d'huile, et enfin le garde-boue.
Là, une grosse partie du travail sera déjà faite.
A ce moment là, je vais installer Mémère en appuis sur ses reposes pieds avant, à l'aide de deux agglos.
Le principe est que la béquille arrière ne touche plus le sol.
Je la démonterai, et enfin je pourrais retirer la boucle arrière du cadre.
Vaste programme, mais faisable en deux après midi.
Après, il ne me restera qu'à porter la boucle arrière du cadre chez Thibaut, qui va me faire une belle soudure au TIG.
La vie ça sert aussi à démonter la Terrot 350 HDA!
Voilà deux semaines que je n'avais pas roulé avec la Terrot.
Depuis mon retour de Montmartin sur Mer, nous sommes partis mon épouse et moi, pour une semaine de vacances en Bretagne, puis nous avons reçu pour quelques jours, nos amis Japonais qui parcourent l'Europe depuis deux semaines.
Ils sont repartis en fin de matinée pour Munich en Allemagne, afin de visiter le musée BMW.
J'ai donc mon après midi pour faire rouler ma petite vieille.
Départ vers 15h00 sous le soleil.
Je prends la route touristique, et je fais une première pose 8 kilomètres plus loin.
Vue sur l'Anse du Brick.
Il y a un peu de vent, mais la mer reste relativement calme.
Une vingtaine de kilomètres plus loin, me voici sur le port de Gatteville.
Les mouettes blanches se sont regroupées sur ce rocher.
Mémère, et au loin le phare de Gatteville.
Un petit coup de zoom X 20, et hop, il est tout près.
Mais c'est encore mieux quand on s'approche avec la Terrot!
Le touristes sont encore nombreux à cette saison.
Ca parle, Anglais, Allemand, Italien, Belge une fois, et même des langues que je ne sais pas identifier.
La mer s'éclate sur les rochers.
15h45, me voilà au pied de l'église de Barfleur.
Vue sur le port.
Me voici de l'autre côté du quai Henri Chardon.
Comme le Café de France est fermé, je décide de faire ma pose au Goéland.
Et pendant que je bois mon panaché, Mémère fait son chow!
Ca mitraille à tout va.
Ca s'interroge.
Et ça rappelle quelques souvenirs à certains.
J'ai eu aussi la visite d'un Anglais qui preuve à l'appuis, m'avait photographié au phare de Gatteville il y a deux ans.
Gros plan sur les bateaux des pêcheurs, qui restent à quai faute d'un prix raisonnable pour le gasoil.
Ces deux vaquelottes plus que centenaires sont les bateaux de pêche qu'utilisaient les anciens jusque dans les années 1950.
16h30, je prends la route du retour, par le même chemin qu'à l'aller.
Petite pose à Gouberville pour résoudre un problème de trop plein du pilote.
En face, c'est un champ de choux.
L'église du village présente la particularité d'avoir un clocher rond.
17h00, me voici arrivé sur la plage de Collignon.
Des jeunes pratiquent le char à voile.
Au loin dans la rade, ce car ferry part pour l'Irlande.
17h20, me voici de retour au bercail.
Le compteur affiche 61 kilomètres.
C'est presque arrivé à la maison que Mémère à eu un petit problème technique.
Lors d'un freinage, j'ai entendu un clac, et la pédale de frein s'est enfoncée dans le vide.
Regardez comme la manette de frein est verticale.
Alors qu'avant elle avait cette inclinaison.
Le coupable est vite trouvé.
La came de frein à les crans usés.
Du coup les crans du levier se décalent à l'effort.
Voici le plan de la pièce.
J'ai aussitôt passé une annonce sur le forum Terrot afin de me procurer une came en meilleur état, et voir même neuve.
A part ça, la 350 HDA a été au top comme à son habitude.
Le compteur de Mémère affiche 5958 kilomètres au total.
La 100 Terrot de Thibaut est bien chargée.
9h30, c'est l'heure du départ.
Le trajet prévu passe par l'ancienne route de Valognes, Bricquebec, la route de Portbail, puis nous suivrons la route des Carottes jusqu'à Paul's Classic Cars où nous visiterons le showroom.
Ensuite nous prendrons les petites routes pour passer par Créances, Pirou, et Gouville sur Mer, pour reprendre la route des carottes, jusqu'au Pont de la Roque.
Pour finir, nous rejoignons la côte à Regnéville sur Mer, où nous visiterons les fours à chaux du Rey.
Il nous restera 2 minutes de trajet pour arriver au camping des Gravelets à Montmartin sur mer.
10h15 dans une grande montée après Bricquebec, la 100 Terrot a un problème.
Le moteur prends des tours, mais la moto n'avance pas.
Thibaut se gare dans un chemin.
Je laisse Mémère sur le bord de la route, car il n'y a pas de place pour faire demi tour avec la remorque.
Thibaut fait un réglage de tension de l'embrayage, mais ça patine toujours.
Alors il faut voir ce que l'embrayage à dans le ventre.
Démontage du carter d'embrayage, des ressors...
Et là, c'est la mauvaise surprise.
Les lièges se sont épris de liberté.
Il y en a partout.
C'est fini pour la 100 Terrot, et Thibaut se résout à appeler son père qui vient le chercher avec une remorque.
11h45, je continue mon chemin seul.
J'arrive chez Paul's Classic Cars vers 13h00.
Petit détail qui aura son importance au retour.
Le roadbook proposé par Google Maps, est moins précis que les roadbooks que j'utilisais avant.
Sur 60 kms, il y a plus de 5 kms d'erreur avec mon compteur.
Après un petit coup de fil pour rassurer Madame sur mon sort, je m'installe à l'ombre pour manger.
Le soleil tape fort, et mon repas sera léger.
Un dessert viendra compléter ma ration.
Avant que le Showroom ouvre, je fais un tour sur le parking.
Ce camping car semble être un Airstream.
L'avant fait penser à une Micheline des années 1970.
Avec une peinture Rouge et crème, et le logo SNCF on pourrait si méprendre!
L'arrière est plus rondouillard.
Là c'est une caravane, et c'est bien une Airstream.
C'est typiquement US.
Derrière une vitrine, cette superbe 100 Koehler Escofier attend un acheteur.
13h15 le showroom vient d'ouvrir, et j'attaque la visite.
Ford GT 40 de 1991.
169 900 €
Fiat 500 1972.
13950 €
MG cabriolet 1972.
Morgan.
AC Cobra 427 de 1992.
78 500 €
Porche 356 1960.
110 000 €
Jaguar XK 150 1958.
100 000 € la bête!
L'intérieur est tout en cuir, avec tableau de bord en ronce de noyer.
Nash Metropolitan 1954.
26 000 €
AC Cobra 427 1994
79 900 €
Lamborghini.
Une partie du showroom.
Jaguar Kougar de 1981.
Pas de prix.
VW Coccinelle 1971
29 900 €
MG TF 1954.
38 500 €
Austin Healey 100 1958.
Un peu de déco.
Il n'a pas l'air commode le cops!
Lambretta.
Superbe pompe à essence.
Départ à 14h00 pour la suite du circuit.
Je prends les petites routes par Pirou, et je fais un bout de chemin avec un groupe de jeunes en Mobylettes.
Petite halte dans la campagne, pour un arrêt technique du pilote.
Arrêt au pont de la Roque.
Le pont a été endommagé par la RAF en avril 1944.
Puis complètement détruit à la mi Juin 1944.
Fin Juillet 1944, les Allemands sont acculés à la rivière.
Il s'en est suivi de durs combats.
Enfin le 29 Juillet 1944, les Américain installent un pont Bailey, et poursuivent leur percée sur Avranches.
Des stèles marquent le souvenir de cet évènement.
Notez la couleur jaune.
Cette stèle a été vandalisée par des personnes qui ne respectent pas la mémoire des soldats qui sont mort pour notre liberté.
Le pont de la Roque, avant guerre.
Halte à Régneville.
Les marcheurs suivent les chemins de randonnée qui vont jusqu'au mont Saint Michel.
A marée basse tout est à sec.
Mais ici aussi la mer monte à la vitesse d'un cheval au galop.
Le phare est minuscule.
Au fond dans la brume de chaleur, c'est la mer.
Il est 15h30 quand me voilà arrivé aux fours à chaux du Rey, toujours à Régneville.
Au milieu des années 1850, c'était une industrie florissante.
La chaux servait à faire du ciment pour les constructions, et aussi à amender les terres de la région qui sont trop acides.
Les fours à chaux du Rey ont fonctionné de 1851 à 1880.
L'entrée du site.
En attendant que Thibaut me rejoigne avec sa voiture, je prends des photos de ces superbes vaches.
Elles paissent tranquillement dans le champ qui jouxte le parking.
Une fois réunis, nous attaquons la visite.
Voici la maison des contrôleurs.
Leur job, était de surveiller la pesée des charrettes qui amenaient le calcaire, et le combustible pour alimenter les fours.
A l'intérieur on peut admirer cette fresque.
Vue sur deux des quatre fours à chaux du site.
Ca fonctionne comme une usine sidérurgique.
On met une couche de charbon, une couche de pierre de calcaire, et ainsi de suite jusqu'à ras la gueule du four.
On allume le foyer au pied du four, et on laisse le tout se consumer jusqu'à extinction du four.
Ensuite on récupère la chaux vive, que l'on s'empresse de mouiller pour en faire de la chaux morte.
Etre chaufournier était un métier dangereux à cause des risques de brûlures dues à la chaleur des fours, mais aussi à cause de la chaux vive qui brûle autant que de l'acide, et qu'il faut extraire du four après la cuisson.
Un réseau de voies ferrée servait à emmener le calcaire vers les fours.
Le pied du foyer.
On remplissait le four par le haut.
Ici un petit four.
Les fours vus par le haut.
Des foyers annexes, servaient à bien répartir la chauffe sur tout le four.
Après la visite, nous allons au centre commercial pour faire le plein de la Terrot, et faire des courses pour ce soir.
Nous voilà au camping des Gravelets, à Montmartin sur Mer.
Il me faut un bon quart d'heure pour moteur ma tente.
Celle de Thibaut est prête en moins de 5 minutes.
Ce soir ce sera Barbecue avec une bonne bière.
Nous passons la soirée à discuter avec notre voisin d'en face, qui lui aussi est venu en moto.
9h30, me voilà couché, et après un peu de lecture, il est 10h00 quand sonne pour moi, l'extinction des feux.
Voilà pour résumer cette première journée.
Mémère à bien assuré, et son compteur affiche 102 kilomètres.
Objectif, faire du repérage pour équiper Thibaut pour la pluie.
Première étape chez Dafy moto.
Où je trouve les mêmes surbottes que les miennes en promo pour 20€.
Puis détour chez Moto Axe.
Où je trouve une bâche moto pour scooter à 25€.
Ce matin, je lui ai trouvé cet équipement de pluie chez Action.
C'est là aussi le même que j'utilise depuis des années.
La météo prévue pour le voyage.
Si depuis la fin Mai il n'est quasiment pas tombé une averse, ce matin le ciel a commencé à ouvrir les vannes, et d'après ce que j'ai vu la météo va être à la pluie pour notre petit circuit.
Dernier entrainement.
En attendant, le ciel est bleu, et me voici arrivé sur le parking du restaurant la Maison Rouge, à l'Anse du Brick.
La mer est calme, et la plage est déserte.
Je fais demi tour, et quelques kilomètres plus loin, me voilà au port du Becquet.
Nouvel arrêt au bout du quai de la cité de la mer.
Un chalutier rentre de la pêche.
17h45, il est temps de rentrer.
Petit détour traditionnel par la boulangerie.
18H00, me voilà de retour à la maison.
Je suis fin prêt, et la Terrot aussi.
Petits soucis.
En roulant j'ai constaté que curieusement mes ampoules de veilleuses à filament consommaient pas mal d'énergie.
Je décide de les remplacer par des ampoules à LEDS.
Autre petit soucis, l'écrou et les rondelles de la roue de secours se sont pris de liberté.
Coup de bol, ils sont restés sur le panier.
J'aurais dû les serrer sur l'axe de roue.
C'est un oubli qui sera vite réparé.
Voilà pour ce dernier petit tour avant le départ.
Le compteur affiche un petit 32 kilomètres pour cette journée.
Depuis que j'ai attelé la remorque, j'ai parcouru 128 kilomètres, et j'ai maintenant l'ensemble bien en main.
Il ne reste plus qu'à mettre mon sac sans la boite étanche du fond de la remorque, "actuellement remplacé par mon matelas pneumatique pour faire le poids" et à charger ma tente mon duvet et le matelas pneumatique sur le panier de la moto, et ce sera tout bon.
Au final voilà ce que cela donnera.
Photo prise en 2013 au départ pour mon voyage à Luc sur Mer.
Il ne reste plus qu'à espérer que la météo soit plus clémente que ce qui est annoncé.
Ce matin, je suis retourné sur le rassemblement de sidecars.
Pas avec la Terrot qui est sagement restée au garage, mais avec l'automobile comme disaient les anciens.
Sur le parking cette Moto V7 est attelée avec un sidecar que je ne connais pas.
Et pourtant!
Je découvre que la marque Précision existe toujours.
Si le châssis du sidecar reste assez semblable aux constructions d'après guerre, la caisse en tôle a été remplacée par une caisse en fibre de verre bien plus moderne.
Sur la place, c'est l'affluence pour le petit déjeuner.
Il est 9h15, et j'en profite pour retrouver quelques amis.
Je discute un bon moment avec Sabine, une amie de longue date.
Puis j'attaque un nouveau tour du camping.
1200 FJ Side-Bike Comète.
Superbe sidecar de sport sur Suzuki GSX 1300 R.
La roue du sidecar est directionnelle.
Ca me fait penser à un Side-Bike
Nos amis Belges s'en vont passer une journée à la plage.
Dans la remorque, tout le matériel pour un super pique-nique.
Goldwing Honda, avec un sidecar Héchard.
Une autre Goldwing, avec un EML.
Voilà un engin bien étrange.
Entre le châssis et la caisse, un coffre qui apparemment s'ouvre par le dessus.
Etrange conception...
Voilà encore un engin bizarre.
C'est propulsé par un 500 Mash bicylindre.
Mash propose cet ensemble à son catalogue.
En fait le moteur cube 445 cm3 pour 54 chevaux.
Vitesse de pointe 110 km/h.
Avec tout le barda, et un passager, ça doit quand même bien ramer dans les côtes.
C'est fabriqué en Chine, et c'est vendu autour des 13 000 €
Pan European attelée avec un Saphir de chez Héchard.
Je ne me rappelle plus de la marque de ce sidecar, mais c'est du Français.
Celui ci a un air de famille avec le précédent.
Voilà un attelage de toute beauté!
Le sidecar est un Précision avec une caisse porteuse en tôle.
Dans les années 1950, les livreurs de journaux Parisiens allaient ravitailler les kiosques à journaux dans toute la capitale avec leurs BMW Précision.
Superbe ensemble.
C'est fabriqué par Producside.
Là aussi je ne saurai pas vous dire la marque et le modèle.
Un autre Producside.
Side-Bike Zeus
Ca c'est superbe!
Goldwing façon Servicar.
Fourche DJ Construction.
La moto est une Suzuki Hayabusa.
La caisse du sidecar provient d'un Comète de chez Side-Bike.
Notez la fourche vraiment originale.
Désolé pour la photo en sur exposition, mais on arrive à voir quelques détails de la direction.
Toujours DJ Construction.
Ce Tarendo est monté sur une BMW dont je ne saurai vous dire le modèle.
KTM attelée avec un Tarendo de chez DJ Construction.
Moto Guzzi avec un sidecar dont là aussi je ne saurai vous dire la marque.
Au fond de l'image une Honda Goldwing attelée à un sidecar Velorex.
Sur le côté de la caisse, c'est écrit GX Boxer.
Regardez bien le sidecar au fond.
Le revoici en agrandi.
J'engage la conversation avec le propriétaire de cet attelage.
Je trouve que ce sidecar construit pour les 350 Jawa, est bien léger pour cette Goldwing.
Je lui dit que j'en ai eu un sur ma 500 cx Honda.
Il me dit qu'il a connu un gars qui roulait avec ce genre d'attelage en 1980/82, et il me sort le nom du motard en question.
Et surprise, c'est le mien!
En fait, nous nous sommes bien connus, mais nous avons tellement changé physiquement tous les deux depuis ces années que nous ne nous sommes pas reconnus sur le coup!
Il faut dire que Patrick et Nanou, je les ai toujours vus à rouler en Harley Davidson attelée, alors les retrouver en Honda!
Nous avons participé à de nombreux rallyes de sidecars.
Nous restons un bon moment à parler de nos vies, et de nos souvenirs communs.
Un peu plus loin l'attelage de mon amie Sabine.
C'est un Dedome.
Et juste à côté, je retrouve d'autres amis de longue date.
Avec Jean Yves et Lénaïc, nous avons participé à de nombreux rassemblement de sidecars à travers toute la France, et même l'Europe.
Nous nous sommes connus à mon tout premier rassemblement de sidecars à Martincamp en 1981.
Je me souviens que Lénaïc était enceinte de leur première fille.
Voilà qui ne nous rajeuni pas, c'était il y a 45 ans!
Leur sidecar est un Squire made in England.
Discussion avec Thierry, un autre ancien venu avec son attelage Triumph.
Là aussi je ne connais pas la marque du sidecar.
Thierry, quand tu me lira, tu pourra éclairer ma lanterne!
Avec Thierry nous avons en commun d'avoir roulé en BFG, et la passion des motos Terrot.
Sidecar Newmamba de chez Produc side.
Je rejoins Thierry à la buvette, où nous papotons autour d'une bière sans alcool.
Il est déjà 11h30, et je dois repartir.
Deux dernières photos de belles Moto Guzzi prises sur le parking.
je quitte à regrets ce monde auquel j'ai appartenu pendant tant d'années.
J'ai la consolation de savoir que les anciens ne m'ont pas oublié, et que je leur ai laissé un bon souvenir!
Je reprends la route pour retrouver ma nouvelle vie avec mon épouse adorée.
Prochaine sortie mercredi, avec la Terrot bien sur!
L'ASF, Amicale Sidecariste de France, organise son rassemblement international.
Je suis un ancien membre de ce club, et ce depuis le tout début des années 1980.
J'avais le numéro de carte 15, ce qui ne nous rajeuni pas.
Sottevast c'est à côté de Cherbourg, et c'est l'occasion de rencontrer quelques anciens.
Rendez vous pris à 9h30 du matin avec Pierre.
Pierre a lui aussi roulé en sidecar.
Départ 5 minutes plus tard sous un soleil de plomb.
J'en profite pour continuer mes tests de pilotage avec la remorque.
Aujourd'hui, j'ai rempli tous les paniers, et je suis quasiment au poids de charge maximale.
Effectivement, la conduite devient plus délicate, et en montant la côte de Bréquecal, je me rends compte que la Terrot peine plus que lors de notre dernière sortie.
10h15 nous voici arrivés au complexe sportif de Sottevast où a lieu le rassemblement.
Nous trouvons un petit coin d'ombre pour installer nos petites vieilles.
La température fleurte déjà avec les 35°.
Nous commençons notre tour du parc.
Je ne vous donne pas trop de détails sur les marques de sidecars, car ce monde a bien évolué, et là je suis un peu perdu.
Non ce n'est pas une Ducati, mais une moto Chinoise je pense...
Goldwing 6 cylindres avec un Héchard Scope.
Le pilote est un greffé du cœur.
Avec un moteur neuf, je profite pleinement de la vie, nous dit t'il.
Yamaha XJR attelée avec un Serval.
Le seul British présent est venu avec sa 500 BSA de 1951.
Le sidecar date de 1939, et c'est un Watsonian.
La coque est en tôle d'acier, et le top est en bois.
Il est décapotable.
Vue sur une des allées.
300 équipages sont attendus pour cette année.
Side-Bike Zeus.
Honda 1000 F avec sidecar sport.
Sidecar NSC sur BMW .
L'avantage du sidecar, c'est que même si on a un petit gabarit comme cette dame, on peu piloter une grosse cylindrée.
Suzuki et sidecar NSC..
Triumph.
Sidecar de marque inconnue.
BMW K.
500 CX Honda attelée à un sidecar Velorex.
Toute ma jeunesse!
Hé oui, en 1980 c'est avec ça que j'ai commencé.
La Triumph de mon ami Thierry.
Il a roulé des années avec une BFG attelée.
Honda 1200 VFR et Héchard Saphir.
Ca c'est tout ce que j'aime!
Moto Guzzi California 2 attelée à un sidecar Précision.
Le vrai side à l'ancienne, comme on en voyait à mes débuts.
Retour à l'entrée du complexe sportif, avec une exposition de sidecars un peu spéciaux.
Moto de Grass Track avec moteur Jawa.
Ca fonctionne à l'éthanol.
Plus cool, sidecar de trial.
Sidecar Iniside version un peu sport
Et toujours dans l'apprentissage de la conduite du sidecar, un modèle plus tourisme.
Au fond on peu apercevoir la buvette, où je vais aller me désaltérer.
Il est presque midi, le thermomètre approche les 40°, et il fait drôlement soif!
Après avoir bu une bonne bière, et discuté avec quelques participants, je vais m'installer sous la tente qui sert de cantine.
Pierre s'en est retourné avec sa Terrot 350 HST.
Il va repasser en fin d'après midi avec son fiston.
J'attaque mon repas en compagnie d'un groupe de Belges très sympathiques.
D'autres visiteurs sont passés pour voir les sidecars.
J'admire cette 750 Commando des années 1970.
Et cette Triumph Thruxton bien plus contemporaine.
Ce chien possède un bien curieux costume.
On lui enlève ses chaussettes, puis enfin son vêtement.
Je suppose qu'il ne faut pas un seul poil de chien, ni une griffure sur la belle moquette du sidecar.
Pauvre chien, avec cette température, il n'est pas à la fête!
Notre ami Anglais est parti en balade.
Superbe la 1300 Kawazaki!
Me voilà reparti pour un nouveau tour du camping.
Side-Bike Zeus
BMW six cylindres attelée.
Je ne connais pas la marque du sidecar.
Suzuki Hayabusa avec un sidecar NSC Odyssée.
Vue sur une autre allée.
Side-Bike Comète.
Trike Can-am
Yamaha FJR attelée avec un sidecar EML.
BMW RR avec sidecar DJ sport.
Ca circule dans le camp.
Notez comme l'herbe est grillée.
Cet après midi la température avoisine les 40°, et cela fait bientôt 3 mois qu'il n'est pas tombé une goutte de pluie sur la Normandie.
Harley Davidson.
Un Belge vient d'arriver.
Son sidecar est pour le moins original.
La caisse provient d'une voiture de manège d'autos tamponneuses.
La preuve!
16h30, je retourne près de la buvette, et je retrouve quelques anciens.
Nous papotons de tout et de rien: Des nouvelles des uns et des autres,
Nous avons la visite de Pierre et de son fils.
17H30, il est temps pour moi de m'éclipser.
Petite pose technique sur le chemin du retour.
Avec de telles températures il fait soif, et j'ai beaucoup bu.
Deux bières, un coca, et le litre d'eau minérale que j'avais emmené avec moi.
La conduite de l'ensemble est de plus en plus assurée par le pilote.
Il est 18h10 quand me voici de retour à la maison.
Comme d'habitude Mémère a été au top.
Le compteur affiche 44 kilomètres.
Prochaine sortie Mercredi prochain, avant le départ du voyage avec Thibaut.
Terrot 350 HDA la restauration.
rouler au long cours avec une moto de 1936.
mes voyages,mes sorties,et mes aventures sur la route avec ma Terrot à la découverte de la Manche,et d'autres régions!