Le compteur de Mémère affiche 5958 kilomètres au total.
La 100 Terrot de Thibaut est bien chargée.
9h30, c'est l'heure du départ.
Le trajet prévu passe par l'ancienne route de Valognes, Bricquebec, la route de Portbail, puis nous suivrons la route des Carottes jusqu'à Paul's Classic Cars où nous visiterons le showroom.
Ensuite nous prendrons les petites routes pour passer par Créances, Pirou, et Gouville sur Mer, pour reprendre la route des carottes, jusqu'au Pont de la Roque.
Pour finir, nous rejoignons la côte à Regnéville sur Mer, où nous visiterons les fours à chaux du Rey.
Il nous restera 2 minutes de trajet pour arriver au camping des Gravelets à Montmartin sur mer.
10h15 dans une grande montée après Bricquebec, la 100 Terrot a un problème.
Le moteur prends des tours, mais la moto n'avance pas.
Thibaut se gare dans un chemin.
Je laisse Mémère sur le bord de la route, car il n'y a pas de place pour faire demi tour avec la remorque.
Thibaut fait un réglage de tension de l'embrayage, mais ça patine toujours.
Alors il faut voir ce que l'embrayage à dans le ventre.
Démontage du carter d'embrayage, des ressors...
Et là, c'est la mauvaise surprise.
Les lièges se sont épris de liberté.
Il y en a partout.
C'est fini pour la 100 Terrot, et Thibaut se résout à appeler son père qui vient le chercher avec une remorque.
11h45, je continue mon chemin seul.
J'arrive chez Paul's Classic Cars vers 13h00.
Petit détail qui aura son importance au retour.
Le roadbook proposé par Google Maps, est moins précis que les roadbooks que j'utilisais avant.
Sur 60 kms, il y a plus de 5 kms d'erreur avec mon compteur.
Après un petit coup de fil pour rassurer Madame sur mon sort, je m'installe à l'ombre pour manger.
Le soleil tape fort, et mon repas sera léger.
Un dessert viendra compléter ma ration.
Avant que le Showroom ouvre, je fais un tour sur le parking.
Ce camping car semble être un Airstream.
L'avant fait penser à une Micheline des années 1970.
Avec une peinture Rouge et crème, et le logo SNCF on pourrait si méprendre!
L'arrière est plus rondouillard.
Là c'est une caravane, et c'est bien une Airstream.
C'est typiquement US.
Derrière une vitrine, cette superbe 100 Koehler Escofier attend un acheteur.
13h15 le showroom vient d'ouvrir, et j'attaque la visite.
Ford GT 40 de 1991.
169 900 €
Fiat 500 1972.
13950 €
MG cabriolet 1972.
Morgan.
AC Cobra 427 de 1992.
78 500 €
Porche 356 1960.
110 000 €
Jaguar XK 150 1958.
100 000 € la bête!
L'intérieur est tout en cuir, avec tableau de bord en ronce de noyer.
Nash Metropolitan 1954.
26 000 €
AC Cobra 427 1994
79 900 €
Lamborghini.
Une partie du showroom.
Jaguar Kougar de 1981.
Pas de prix.
VW Coccinelle 1971
29 900 €
MG TF 1954.
38 500 €
Austin Healey 100 1958.
Un peu de déco.
Il n'a pas l'air commode le cops!
Lambretta.
Superbe pompe à essence.
Départ à 14h00 pour la suite du circuit.
Je prends les petites routes par Pirou, et je fais un bout de chemin avec un groupe de jeunes en Mobylettes.
Petite halte dans la campagne, pour un arrêt technique du pilote.
Arrêt au pont de la Roque.
Le pont a été endommagé par la RAF en avril 1944.
Puis complètement détruit à la mi Juin 1944.
Fin Juillet 1944, les Allemands sont acculés à la rivière.
Il s'en est suivi de durs combats.
Enfin le 29 Juillet 1944, les Américain installent un pont Bailey, et poursuivent leur percée sur Avranches.
Des stèles marquent le souvenir de cet évènement.
Notez la couleur jaune.
Cette stèle a été vandalisée par des personnes qui ne respectent pas la mémoire des soldats qui sont mort pour notre liberté.
Le pont de la Roque, avant guerre.
Halte à Régneville.
Les marcheurs suivent les chemins de randonnée qui vont jusqu'au mont Saint Michel.
A marée basse tout est à sec.
Mais ici aussi la mer monte à la vitesse d'un cheval au galop.
Le phare est minuscule.
Au fond dans la brume de chaleur, c'est la mer.
Il est 15h30 quand me voilà arrivé aux fours à chaux du Rey, toujours à Régneville.
Au milieu des années 1850, c'était une industrie florissante.
La chaux servait à faire du ciment pour les constructions, et aussi à amender les terres de la région qui sont trop acides.
Les fours à chaux du Rey ont fonctionné de 1851 à 1880.
L'entrée du site.
En attendant que Thibaut me rejoigne avec sa voiture, je prends des photos de ces superbes vaches.
Elles paissent tranquillement dans le champ qui jouxte le parking.
Une fois réunis, nous attaquons la visite.
Voici la maison des contrôleurs.
Leur job, était de surveiller la pesée des charrettes qui amenaient le calcaire, et le combustible pour alimenter les fours.
A l'intérieur on peut admirer cette fresque.
Vue sur deux des quatre fours à chaux du site.
Ca fonctionne comme une usine sidérurgique.
On met une couche de charbon, une couche de pierre de calcaire, et ainsi de suite jusqu'à ras la gueule du four.
On allume le foyer au pied du four, et on laisse le tout se consumer jusqu'à extinction du four.
Ensuite on récupère la chaux vive, que l'on s'empresse de mouiller pour en faire de la chaux morte.
Etre chaufournier était un métier dangereux à cause des risques de brûlures dues à la chaleur des fours, mais aussi à cause de la chaux vive qui brûle autant que de l'acide, et qu'il faut extraire du four après la cuisson.
Un réseau de voies ferrée servait à emmener le calcaire vers les fours.
Le pied du foyer.
On remplissait le four par le haut.
Ici un petit four.
Les fours vus par le haut.
Des foyers annexes, servaient à bien répartir la chauffe sur tout le four.
Après la visite, nous allons au centre commercial pour faire le plein de la Terrot, et faire des courses pour ce soir.
Nous voilà au camping des Gravelets, à Montmartin sur Mer.
Il me faut un bon quart d'heure pour moteur ma tente.
Celle de Thibaut est prête en moins de 5 minutes.
Ce soir ce sera Barbecue avec une bonne bière.
Nous passons la soirée à discuter avec notre voisin d'en face, qui lui aussi est venu en moto.
9h30, me voilà couché, et après un peu de lecture, il est 10h00 quand sonne pour moi, l'extinction des feux.
Voilà pour résumer cette première journée.
Mémère à bien assuré, et son compteur affiche 102 kilomètres.
Objectif, faire du repérage pour équiper Thibaut pour la pluie.
Première étape chez Dafy moto.
Où je trouve les mêmes surbottes que les miennes en promo pour 20€.
Puis détour chez Moto Axe.
Où je trouve une bâche moto pour scooter à 25€.
Ce matin, je lui ai trouvé cet équipement de pluie chez Action.
C'est là aussi le même que j'utilise depuis des années.
La météo prévue pour le voyage.
Si depuis la fin Mai il n'est quasiment pas tombé une averse, ce matin le ciel a commencé à ouvrir les vannes, et d'après ce que j'ai vu la météo va être à la pluie pour notre petit circuit.
Dernier entrainement.
En attendant, le ciel est bleu, et me voici arrivé sur le parking du restaurant la Maison Rouge, à l'Anse du Brick.
La mer est calme, et la plage est déserte.
Je fais demi tour, et quelques kilomètres plus loin, me voilà au port du Becquet.
Nouvel arrêt au bout du quai de la cité de la mer.
Un chalutier rentre de la pêche.
17h45, il est temps de rentrer.
Petit détour traditionnel par la boulangerie.
18H00, me voilà de retour à la maison.
Je suis fin prêt, et la Terrot aussi.
Petits soucis.
En roulant j'ai constaté que curieusement mes ampoules de veilleuses à filament consommaient pas mal d'énergie.
Je décide de les remplacer par des ampoules à LEDS.
Autre petit soucis, l'écrou et les rondelles de la roue de secours se sont pris de liberté.
Coup de bol, ils sont restés sur le panier.
J'aurais dû les serrer sur l'axe de roue.
C'est un oubli qui sera vite réparé.
Voilà pour ce dernier petit tour avant le départ.
Le compteur affiche un petit 32 kilomètres pour cette journée.
Depuis que j'ai attelé la remorque, j'ai parcouru 128 kilomètres, et j'ai maintenant l'ensemble bien en main.
Il ne reste plus qu'à mettre mon sac sans la boite étanche du fond de la remorque, "actuellement remplacé par mon matelas pneumatique pour faire le poids" et à charger ma tente mon duvet et le matelas pneumatique sur le panier de la moto, et ce sera tout bon.
Au final voilà ce que cela donnera.
Photo prise en 2013 au départ pour mon voyage à Luc sur Mer.
Il ne reste plus qu'à espérer que la météo soit plus clémente que ce qui est annoncé.
Ce matin, je suis retourné sur le rassemblement de sidecars.
Pas avec la Terrot qui est sagement restée au garage, mais avec l'automobile comme disaient les anciens.
Sur le parking cette Moto V7 est attelée avec un sidecar que je ne connais pas.
Et pourtant!
Je découvre que la marque Précision existe toujours.
Si le châssis du sidecar reste assez semblable aux constructions d'après guerre, la caisse en tôle a été remplacée par une caisse en fibre de verre bien plus moderne.
Sur la place, c'est l'affluence pour le petit déjeuner.
Il est 9h15, et j'en profite pour retrouver quelques amis.
Je discute un bon moment avec Sabine, une amie de longue date.
Puis j'attaque un nouveau tour du camping.
1200 FJ Side-Bike Comète.
Superbe sidecar de sport sur Suzuki GSX 1300 R.
La roue du sidecar est directionnelle.
Ca me fait penser à un Side-Bike
Nos amis Belges s'en vont passer une journée à la plage.
Dans la remorque, tout le matériel pour un super pique-nique.
Goldwing Honda, avec un sidecar Héchard.
Une autre Goldwing, avec un EML.
Voilà un engin bien étrange.
Entre le châssis et la caisse, un coffre qui apparemment s'ouvre par le dessus.
Etrange conception...
Voilà encore un engin bizarre.
C'est propulsé par un 500 Mash bicylindre.
Mash propose cet ensemble à son catalogue.
En fait le moteur cube 445 cm3 pour 54 chevaux.
Vitesse de pointe 110 km/h.
Avec tout le barda, et un passager, ça doit quand même bien ramer dans les côtes.
C'est fabriqué en Chine, et c'est vendu autour des 13 000 €
Pan European attelée avec un Saphir de chez Héchard.
Je ne me rappelle plus de la marque de ce sidecar, mais c'est du Français.
Celui ci a un air de famille avec le précédent.
Voilà un attelage de toute beauté!
Le sidecar est un Précision avec une caisse porteuse en tôle.
Dans les années 1950, les livreurs de journaux Parisiens allaient ravitailler les kiosques à journaux dans toute la capitale avec leurs BMW Précision.
Superbe ensemble.
C'est fabriqué par Producside.
Là aussi je ne saurai pas vous dire la marque et le modèle.
Un autre Producside.
Side-Bike Zeus
Ca c'est superbe!
Goldwing façon Servicar.
Fourche DJ Construction.
La moto est une Suzuki Hayabusa.
La caisse du sidecar provient d'un Comète de chez Side-Bike.
Notez la fourche vraiment originale.
Désolé pour la photo en sur exposition, mais on arrive à voir quelques détails de la direction.
Toujours DJ Construction.
Ce Tarendo est monté sur une BMW dont je ne saurai vous dire le modèle.
KTM attelée avec un Tarendo de chez DJ Construction.
Moto Guzzi avec un sidecar dont là aussi je ne saurai vous dire la marque.
Au fond de l'image une Honda Goldwing attelée à un sidecar Velorex.
Sur le côté de la caisse, c'est écrit GX Boxer.
Regardez bien le sidecar au fond.
Le revoici en agrandi.
J'engage la conversation avec le propriétaire de cet attelage.
Je trouve que ce sidecar construit pour les 350 Jawa, est bien léger pour cette Goldwing.
Je lui dit que j'en ai eu un sur ma 500 cx Honda.
Il me dit qu'il a connu un gars qui roulait avec ce genre d'attelage en 1980/82, et il me sort le nom du motard en question.
Et surprise, c'est le mien!
En fait, nous nous sommes bien connus, mais nous avons tellement changé physiquement tous les deux depuis ces années que nous ne nous sommes pas reconnus sur le coup!
Il faut dire que Patrick et Nanou, je les ai toujours vus à rouler en Harley Davidson attelée, alors les retrouver en Honda!
Nous avons participé à de nombreux rallyes de sidecars.
Nous restons un bon moment à parler de nos vies, et de nos souvenirs communs.
Un peu plus loin l'attelage de mon amie Sabine.
C'est un Dedome.
Et juste à côté, je retrouve d'autres amis de longue date.
Avec Jean Yves et Lénaïc, nous avons participé à de nombreux rassemblement de sidecars à travers toute la France, et même l'Europe.
Nous nous sommes connus à mon tout premier rassemblement de sidecars à Martincamp en 1981.
Je me souviens que Lénaïc était enceinte de leur première fille.
Voilà qui ne nous rajeuni pas, c'était il y a 45 ans!
Leur sidecar est un Squire made in England.
Discussion avec Thierry, un autre ancien venu avec son attelage Triumph.
Là aussi je ne connais pas la marque du sidecar.
Thierry, quand tu me lira, tu pourra éclairer ma lanterne!
Avec Thierry nous avons en commun d'avoir roulé en BFG, et la passion des motos Terrot.
Sidecar Newmamba de chez Produc side.
Je rejoins Thierry à la buvette, où nous papotons autour d'une bière sans alcool.
Il est déjà 11h30, et je dois repartir.
Deux dernières photos de belles Moto Guzzi prises sur le parking.
je quitte à regrets ce monde auquel j'ai appartenu pendant tant d'années.
J'ai la consolation de savoir que les anciens ne m'ont pas oublié, et que je leur ai laissé un bon souvenir!
Je reprends la route pour retrouver ma nouvelle vie avec mon épouse adorée.
Prochaine sortie mercredi, avec la Terrot bien sur!
L'ASF, Amicale Sidecariste de France, organise son rassemblement international.
Je suis un ancien membre de ce club, et ce depuis le tout début des années 1980.
J'avais le numéro de carte 15, ce qui ne nous rajeuni pas.
Sottevast c'est à côté de Cherbourg, et c'est l'occasion de rencontrer quelques anciens.
Rendez vous pris à 9h30 du matin avec Pierre.
Pierre a lui aussi roulé en sidecar.
Départ 5 minutes plus tard sous un soleil de plomb.
J'en profite pour continuer mes tests de pilotage avec la remorque.
Aujourd'hui, j'ai rempli tous les paniers, et je suis quasiment au poids de charge maximale.
Effectivement, la conduite devient plus délicate, et en montant la côte de Bréquecal, je me rends compte que la Terrot peine plus que lors de notre dernière sortie.
10h15 nous voici arrivés au complexe sportif de Sottevast où a lieu le rassemblement.
Nous trouvons un petit coin d'ombre pour installer nos petites vieilles.
La température fleurte déjà avec les 35°.
Nous commençons notre tour du parc.
Je ne vous donne pas trop de détails sur les marques de sidecars, car ce monde a bien évolué, et là je suis un peu perdu.
Non ce n'est pas une Ducati, mais une moto Chinoise je pense...
Goldwing 6 cylindres avec un Héchard Scope.
Le pilote est un greffé du cœur.
Avec un moteur neuf, je profite pleinement de la vie, nous dit t'il.
Yamaha XJR attelée avec un Serval.
Le seul British présent est venu avec sa 500 BSA de 1951.
Le sidecar date de 1939, et c'est un Watsonian.
La coque est en tôle d'acier, et le top est en bois.
Il est décapotable.
Vue sur une des allées.
300 équipages sont attendus pour cette année.
Side-Bike Zeus.
Honda 1000 F avec sidecar sport.
Sidecar NSC sur BMW .
L'avantage du sidecar, c'est que même si on a un petit gabarit comme cette dame, on peu piloter une grosse cylindrée.
Suzuki et sidecar NSC..
Triumph.
Sidecar de marque inconnue.
BMW K.
500 CX Honda attelée à un sidecar Velorex.
Toute ma jeunesse!
Hé oui, en 1980 c'est avec ça que j'ai commencé.
La Triumph de mon ami Thierry.
Il a roulé des années avec une BFG attelée.
Honda 1200 VFR et Héchard Saphir.
Ca c'est tout ce que j'aime!
Moto Guzzi California 2 attelée à un sidecar Précision.
Le vrai side à l'ancienne, comme on en voyait à mes débuts.
Retour à l'entrée du complexe sportif, avec une exposition de sidecars un peu spéciaux.
Moto de Grass Track avec moteur Jawa.
Ca fonctionne à l'éthanol.
Plus cool, sidecar de trial.
Sidecar Iniside version un peu sport
Et toujours dans l'apprentissage de la conduite du sidecar, un modèle plus tourisme.
Au fond on peu apercevoir la buvette, où je vais aller me désaltérer.
Il est presque midi, le thermomètre approche les 40°, et il fait drôlement soif!
Après avoir bu une bonne bière, et discuté avec quelques participants, je vais m'installer sous la tente qui sert de cantine.
Pierre s'en est retourné avec sa Terrot 350 HST.
Il va repasser en fin d'après midi avec son fiston.
J'attaque mon repas en compagnie d'un groupe de Belges très sympathiques.
D'autres visiteurs sont passés pour voir les sidecars.
J'admire cette 750 Commando des années 1970.
Et cette Triumph Thruxton bien plus contemporaine.
Ce chien possède un bien curieux costume.
On lui enlève ses chaussettes, puis enfin son vêtement.
Je suppose qu'il ne faut pas un seul poil de chien, ni une griffure sur la belle moquette du sidecar.
Pauvre chien, avec cette température, il n'est pas à la fête!
Notre ami Anglais est parti en balade.
Superbe la 1300 Kawazaki!
Me voilà reparti pour un nouveau tour du camping.
Side-Bike Zeus
BMW six cylindres attelée.
Je ne connais pas la marque du sidecar.
Suzuki Hayabusa avec un sidecar NSC Odyssée.
Vue sur une autre allée.
Side-Bike Comète.
Trike Can-am
Yamaha FJR attelée avec un sidecar EML.
BMW RR avec sidecar DJ sport.
Ca circule dans le camp.
Notez comme l'herbe est grillée.
Cet après midi la température avoisine les 40°, et cela fait bientôt 3 mois qu'il n'est pas tombé une goutte de pluie sur la Normandie.
Harley Davidson.
Un Belge vient d'arriver.
Son sidecar est pour le moins original.
La caisse provient d'une voiture de manège d'autos tamponneuses.
La preuve!
16h30, je retourne près de la buvette, et je retrouve quelques anciens.
Nous papotons de tout et de rien: Des nouvelles des uns et des autres,
Nous avons la visite de Pierre et de son fils.
17H30, il est temps pour moi de m'éclipser.
Petite pose technique sur le chemin du retour.
Avec de telles températures il fait soif, et j'ai beaucoup bu.
Deux bières, un coca, et le litre d'eau minérale que j'avais emmené avec moi.
La conduite de l'ensemble est de plus en plus assurée par le pilote.
Il est 18h10 quand me voici de retour à la maison.
Comme d'habitude Mémère a été au top.
Le compteur affiche 44 kilomètres.
Prochaine sortie Mercredi prochain, avant le départ du voyage avec Thibaut.
Tous les premiers dimanches de chaque mois, c'est le rassemblement de l' ARC.
L'arc c'est l'Auto Rétro Club du Cotentin.
Départ à 9h45 sous un beau soleil.
Mon trajet n'est pas direct.
Une photo de l'état des pelouses, pour vous faire voir qu'ici aussi la canicule sévit.
La dernière averse date du début Juin, soit deux mois sans pluie.
La verte Normandie est en train de tourner au brun.
10h00, me voilà garé sur le parking de la résidence où habite Thibaut.
Après avoir traversé le centre ville de Cherbourg, et celui d'Equeurdreville, nous voici arrivés sur le parking du stade où a lieu le rassemblement.
C'est le moment de faire chauffer l'appareil photo.
Sur le parking, une rare Kawasaki 250 Estrella.
La Terrot a pour voisines une superbe Renault 4 Chevaux, et une Caravelle.
Jaguar Type E, 4.2 litres.
Je crois que James Bond avait la même dans un film.
En tout cas, il n'avait surement pas celle là.
Mais je là trouve super chouette!
Superbe Renault 4 Chevaux.
Un coup d'œil au moteur.
Renault 5 Turbo 2.
SAAB Sonett 3
Tableau de bord.
Le coin des Triumph TR3.
Là c'est une TR4.
Encore une TR3.
Rover, Simca et Ford Camaro.
La DS du président.
Une superbe Peugeot 203 fait son entrée.
Tout le monde se réuni pour connaitre les prochaines activités du club.
Comme le curé du village qui utilise la cloche de son église pour rameuter ses ouailles, Yves utilise une petite trompe en plastique pour réunir les adhérents du club.
Gros plan sur l'objet en question.
A part la traversée de Cherbourg au printemps, l'autre gros évènement de l'année, est l'organisation en Septembre d'une Exposition à Saint Sauveur le Vicomte
Je profite que le parking soit désert pour faire quelques photos.
SIMCA coupe SRT 77.
Nos Terrot
La 250 Estrella est accompagnée d'une Honda.
Bitza Citroën B14 de 1926, avec mécanique Peugeot 203.
SIMCA Chambord, la classe à la Française!
Une dernière photo avant de prendre la route du retour.
Comme dimanche dernier, nos deux Terrot craquent au premier coup de kick.
Nous faisons le route de concert jusqu'à Cherbourg, où nous nous séparons.
Avant de rentrer, je fais une petite pose photo sur le parking de la Cité de la Mer.
Un bateau de la SNSM part en mission de sauvetage.
Superbe ce petit voilier!
Le W.B Yeats vient tout juste d'arriver d'Irlande.
Le débarquement des véhicules est en cours.
Nouvelle pose pour photographier ce superbe Graff.
Ce scaphandrier semble demander de l'aide, pour le délivrer d'un poulpe qui l'enserre.
12h15, me voici de retour à la maison.
Juste pile poil pour l'apéro et le barbecue.
Comme d'habitude Mémère a été parfaite, et son compteur affiche 25 kilomètres.
Aujourd'hui, j'ai rendez vous chez Pierre pour faire de la mécanique.
Nous allons remonter la cloche d'embrayage reconditionnée par Simon.
J'ai amené de la pâte à roder, une barre d'acier à clavette, un cornet pour son carburateur, et son arrache deux branches que je lui avais emprunté en Juin dernier.
Départ à 14h10 et du premier coup de kick, comme d'habitude.
3 minutes plus tard, la 350 HDA a avalé le kilomètre qui sépare nos deux maisons.
Me voilà chez Pierre.
Le chantier est bien préparé, et la 350 HST n'attends plus que moi.
Première étape, faire un rodage du cône mâle sur le cône femelle de la cloche d'embrayage.
La panne survenue le 3 Juin dernier, est due à la clavette qui s'est cisaillée en deux.
Cliquez sur le lien pour voir le post de ce jour là.
Bien sur, le cône mâle en a pris un coup, et c'est pour cela que j'ai amené ma pâte à roder.
J'ai suivi scrupuleusement la méthode que Jean Luc notre Web Master m'a apprise.
Mettre de la pâte à joint sur le cône mâle, et faire tourner le moyeu de la cloche dessus, pour que les bavures disparaissent, et que les deux cônes soient bien ajustés.
Après plusieurs passes les cônes s'emmanchent bien.
Pour être sur que c'est bon, il y a un test à faire.
Une fois que le moyeu est remonté sur le cône, il faut lui mettre une bonne claque, et vérifier qu'on ne peux pas le retirer à la main, mais seulement avec un extracteur.
Une fois le test réussi, je me suis attelé à la fabrication d'une nouvelle clavette.
L'embrayage refait par Simon.
Il m'a fallu un bon quart d'heure pour fabriquer, et ajuster la nouvelle clavette.
Les deux écrous de serrage de la cloche d'embrayage sont remontés au Loctite freinage moyen.
Après une petite pose pour nous rafraichir, " il fait un petit 28°" Pierre remonte sa moto, et me propose de faire un tour pour faire un essai.
Hélas, le robinet d'essence en a décidé autrement.
Il fuit comme vache qui pisse comme on dit dans nos campagnes.
Pierre me propose d'aller seul faire la balade à Fermanville, et de repasser le voir pour boire une bière.
Départ à 16h45.
20 minutes plus tard me voici sur le port de Fermanville.
C'est marée basse.
Un couple de cygnes s'est égaré sur la mer.
On ne s'attends pas à les voir ici, car en général on les trouve plutôt sur un lac, ou une rivière.
L'entrée du port.
à part deux bateaux, tout le monde est au sec.
En face du port, on peut voir une Deux Chevaux, mais pas Citroën!
Le port vu sous un autre angle.
Me voilà garé de l'autre côté.
Vue sur la côte, vers Cherbourg.
Une dernière photo avant de prendre la route du retour.
Pose photo à l'anse du Brick.
La plage est noire de monde.
Les baigneurs sont nombreux.
Il fait beau, et chaud 28° et la température de l'eau avoisine les 19°.
Nouvelle pose sur la plage de Digosville.
Là aussi les baigneurs sont nombreux.
17h45, me revoilà chez Pierre.
Le temps de boire une bonne bière, de discuter à refaire le monde, et me voilà de retour à la maison une heure plus tard.
Le compteur affiche 28 kilomètres, et Mémère a bien assuré le job.
Depuis des semaines, la Normandie est écrasée par le soleil.
Aujourd'hui, pas de chance, les nuages sont de retour.
10h30 la Terrot est prête à prendre la route.
Je la pousse un peu plus loin dans la rue.
Une minute plus tard voilà Thibaut qui arrive.
Tiens, il est venu avec sa remorque.
Toujours aussi beau le jeune homme!
Et c'est parti pour l'exposition de Quettehou.
24 kilomètres sous une petite bruine bien typique de chez nous.
Ce n'est pas qu'il pleut vraiment, mais imaginez rouler sous un brumisateur comme ceux qu'utilisent les cafés sur leur terrasses en plein été.
Ca vous couvre de micro gouttelettes qui vous rafraichissent, et qui se collent aussi aux lunettes rendant la visibilité aléatoire.
La conduite devient difficile car la route étant sèche depuis des semaines, les huiles perdues par les véhicules divers et variés, remontent à la surface, et provoquent ce qu'on appelle le verglas d'été.
Enfin, après 35 minutes de trajet, nous voici arrivés à bon port.
Nous nous installons.
Thibaut à emmené son panneau explicatif.
Moi, j'ai emmené... Ben ma Terrot!
L'exposition est organisée par le Quettehou Rétro Mobile.
Nous commençons notre tour de l'exposition avec cette Citroën C 3.
C'est le plus vieux véhicule de cette exposition.
Elle a été construite en 1920.
La marque Citroën est bien représentée.
Deux Chevaux.
Traction.
Le stand des Solex du Donjon.
Les voitures sont parquées par marques.
Nous commençons par les Renault.
La 4 Chevaux est le modèle le plus représenté.
Joli le moteur de 800 cm3!
Renault 8.
Alpine Renault.
l'Ondine Gordini de mon ami Fernand.
C'est l'homme à la casquette bleue.
Renault Caravelle.
C'est beau, et rare.
Quand je vous disait que les 4 Chevaux étaient en nombre!
Cette 204 Peugeot c'est visiblement trompée de stand.
Notez que la bruine continue de tomber.
Renault 16.
Dauphine.
Le coin des Volkswagen.
Coccinelle et Combi.
Et en bleu une Porche.
Ford Zodiac.
C'est la première fois que j'en voit une.
Par contre cette Rover à moteur V6 ne m'est pas inconnue.
Camion Citroën des années 60.
Sidecar Neval
C'est une copie de BMW made in Russie.
Superbe la Simca!
Alfa Roméo.
Fiat 500.
Encore une belle Italienne.
Simca 1000 rallye.
Peugeot 504 coupé cabriolet.
Notez que de temps en temps, le soleil fait une apparition.
Saab.
C'est Suédois et rare.
Austin mini Cooper.
BMW.
Le coin des Citroën.
Celle ci est très spéciale.
Notez le tunnel qui sort de la partie avant de la voiture.
l'arrière est surélevé.
Pas de doutes, c'est un 4X4.
Celle ci est beaucoup plus classique.
Quelques Mobylettes sont venues s'installer près de nos Terrot.
La matinée prend fin, et nos estomacs commencent à crier famine.
Nous partons acheter des tickets pour avoir de quoi nous sustenter.
C'est là qu'intervient un choc de générations.
Je paye mes tickets avec de bons vieux Euros, tandis que Thibaut paye avec la carte bleue qui est dans son téléphone.
Sauf que... Monsieur, on ne prends pas la carte bleue.
Et c'est là qu'intervient la déconnection entre le monde réel, et le monde virtuel.
Thibaut comme la majorité des jeunes paye tout avec son téléphone.
Il a même sa carte d'identité, et sont permis en virtuel, et donc il n'a sur lui ni portefeuille, ni porte monnaie.
Vite fait il tente de récupérer du liquide au distributeur de la banque située à côté de l'exposition.
Hélas, ça ne fonctionne pas avec sa carte virtuelle.
Heureusement que les anciens sont là avec leurs vieux billets, et leurs vieilles pièces de monnaie d'un autre siècle, sans ça la nouvelle génération mourrait de faim et de soif!
Comme quoi sans les boomers...
Après avoir mangé un bon sandwich frites, et bu notre pinte de bière, nous continuons notre visite par cette superbe Mercédès des années 1950.
Acadiane Citroën.
2 CV et Fiat 500.
2 CV et 2 CV camionnette.
Ami 8
La DS du président de l'ARC.
DS break.
Stand Peugeot.
404.
205.
Pontiac 327.
Joli le moteur!
La sécurité routière était présente.
Stand sur les dangers de l'alcool au volant.
Les dangers du portable au volant.
Les effets de la vitesse.
Et pour finir, la voiture que fait des tonneaux.
Rare Traction 15 6 cylindres de 1951.
C'est écrit dessus, comme le Port Salut!
Dans le groupe de mobylettes, ça bricole l'embrayage automatique.
Les jeunes sont bien équipés, et connaissent leur mécanique sur le bout des doigts.
Arrivée d'une rare Mega Ranch.
Cette voiture construite sur une base de Citroën AX, a été produite par une entreprise filiale de AIXAM, les voitures sans permis.
Triumph.
Austin Seven.
Un orchestre anime la manifestation.
Dans le halle au grain, on trouve des stands de bijoux et aussi mon épouse qui vient d'arriver.
Les Américaines.
Pickup Chevrolet.
Chevrolet Corvette C3 de 1979.
Chevrolet Bel Air 1952.
Ford Thunderbird 1955.
Magnifique!
Ford Mustang 1966.
Diverses et variées.
Lotus Seven.
Simca Chambord.
2 CV Citroën de 1952.
Dans un beau jus.
Avec l'option coffre bombé.
Ma grand mère avait la même.
Mini Cooper et Combi Volkswagen.
Renault Frégate.
Pickup Chevrolet.
Il y avait aussi une collection de tracteurs.
Simca Aronde.
Détail sur le capot.
Simca 1000 coupé Bertone.
Fiche technique.
Encore des Peugeot.
404 coupé cabriolet.
404.
Peugeot 203.
La mécanique est simple et robuste.
17h15, retour à nos Terrot.
A noter que côté motos, à part nos deux Mémères, et deux ou trois Japonaises de passage, c'était plutôt le désert.
Les clubs de motos anciennes de la région brillent par leur absence!
Au moment de partir, un attroupement se forme devant nous, et les photographes s'en donnent à cœur joie.
Les photos m'ont été envoyées par Thibaut.
Nos deux Terrot démarrent du premier coup de kick, ce qui épate nos spectateurs, et nous rends fiers de nos motos.
Le chemin du retour se fera avec quelques détours.
Pose photos sur le port du Becquet de Tourlaville.
Au fond la plage de Collignon.
La digue du port.
Quelques minutes plus tard, nous voici de retour à la maison.
Dernière pose pour Thibaut.
Il est 18h15, et la balade est finie.
Le compteur de la Terrot affiche 52 kilomètres.
Nos deux Mémères ont été au top.
Prochaine sortie mercredi prochain.
La vie ça roule en Terrot 350 HDA, et en 100 M 344!
Le petit plus de la journée.
Au cours de l'après midi, nous avons eu la visite d'Emmanuelle Pernot.
Cette dame est photographe professionnelle, passionnée de belles voitures et aussi de belles motos.
Elle a pris quelques photos de nos Terrot, et les a faites parvenir à Thibaut.
Celui ci m'a autorisé à publier les photos de Mémère sur mon blog.
C'est cette photo qui est pour moi la plus belle!
Bien sur, ces photos sont signées, et ne sont pas libres de droit.
Donc, il ne faut pas faire de copies.
Elle a aussi pris de superbes photos de la 100 M344 de Thibaut, qui seront je n'en doute pas bientôt visibles sur son blog.
Le soleil est toujours là, mais à cette heure ci, il chauffe un peu moins qu'hier après-midi.
20° à l'ombre tout de même.
Comme d'habitude Mémère démarre au quart de tour.
Avec une belle étincelle ça marche beaucoup mieux!
Merci Domino.
Direction le centre aquatique d'Equeurdreville.
C'est là que je joins l'agréable à l'utile.
Oui je sais, on dit joindre l'utile à l'agréable, mais dans ce cas l'utile c'est s'inscrire aux cours d'aquagym pour la saison prochaine, et l'agréable, c'est d'y aller en Terrot plutôt qu'en voiture.
20 minutes plus tard, me voici sur place.
Le retour.
Après avoir attendu un certain temps comme disait Fernand Raynaud dans son sketch le refroidissement du fût du canon, j'ai pris le chemin inverse, en y ajoutant une escale en bout du quai de la Cité de la Mer.
Un petit caseyeur rendre de la pêche.
Dans la rade des bateaux de course sont à l'ancre.
Trimaran, et catamaran.
D'autres sont à quai dans le port de plaisance.
Vue sur le Redoutable.
Un carferry vient d'arriver d'Irlande.
Il débarque des centaines de voitures.
On nous bassine à longueur de journée avec la pollution automobile, mais personne ne dit rien à propos des bateaux.
Et celui là, c'est un champion!
Mémère sur le quai.
Midi trente, après le traditionnel détour par la boulangerie, me voilà de retour à la maison.
Notez que la photo d'aujourd'hui, est bien mieux réussie que celle d'hier, tout ça à cause de l'orientation du soleil.
J'ai encore cherché à ajuster mon ralenti, et là je crois que je m'approche de la perfection.
Le thermomètre affiche gaillardement 25° à l'ombre.
Démarrage de Mémère au premier coup de kick.
Direction le château de Tourlaville.
La tour de l'horloge.
Ces arches qui menaçaient ruine depuis des années, on miraculeusement été restaurées par l'ancienne municipalité quelques semaines avant le dernières élections municipales.
Ce qui n'a pas empêché la population Cherbourgeoise de les évincer de la mairie.
Je continue mon chemin vers Brix.
J'ai choisi la fraicheur des routes couvertes par la végétation.
L'air y est plus frais, et c'est bon pour le refroidissement du moteur.
De plus, j'ai limité ma vitesse de croisière à 50 km/h, pour éviter un éventuel problème de surchauffe, et j'agrémente ma sortie de nombreuses poses.
Je fais une halte chez JS Motors.
Pickup Ford des années 50.
Il va être décapé et repeint.
Elle est superbe cette Delahaye.
Quelle ligne.
Le coupé sport dans toute sa splendeur!
Notez la conduite à droite.
J'expose mon petit problème de piston à Jimmy.
Nous avons convenu que je lui apporterai mon cylindre, et le piston cet hiver.
Si tout se passe bien, ce sera un déglaçage avec un jeu de segments neufs, et au pire un réalésage avec pose d'un piston neuf.
Je poursuis mon chemin jusqu'au moulin de la ville à Négreville.
C'est le seul moulin a eau qui fonctionne encore dans la Manche.
Son propriétaire lui a offert une superbe toiture en ardoises.
Les deux roues à aubes, entrainent les trois meules du moulin.
Enfin, me voici arrivé au but de cette sortie.
Le moulin de l'Etang Bertrand.
Il y a bien longtemps que le dernier sac de farine y a été produit.
Abandonné pendant les années 1960, il a été transformé en boite de nuit dans les années 1980, avant d'être de nouveau laissé à l'abandon il y a quelques années.
Il y a deux ans il a été transformé en guiguette.
Hélas c'est déjà fermé, et le moulin est de nouveau mis en vente.
Vue sur la Douve, c'est le nom de la rivière.
En face les champs ont été fauchés, et le foin enroulé dans ces balles vertes.
J'attaque le circuit de retour.
Petite pose à l'ombre du côté d'Yvetot Bocage.
Je commence à avoir soif, et je me mets en quête d'un troquet à Valognes.
Hélas, les trois bars de la ville sont fermés.
Nouvelle pose fraicheur dans les bois du côté de Digosville.
Finalement, je trouve un camping qui fait bar près de la côte.
Mémère prend le frais à l'ombre.
Le patron roule dans cette superbe Chevrolet Corvette.
Il peut bien, car 4.20 € le panaché, ce n'est pas donné!
En voilà un qui ne me reverra plus.
Nouvelle pose à la plage de Collignon.
C'est les vacances, et avec cette météo caniculaire, elle est bondée.
La mer est d'un calme...
Par compte c'est bruyant comme un hall de gare aux heures de pointe!
Vue sur la digue de l'Est.
Une dernière photo de Mémère avant de partir.
Et me voilà à la boulangerie pour le traditionnel détour.
17H45, me voici de retour à la maison.
Notez la surexposition des fleurs au fond de la photo.
Elle est due à la luminosité du soleil, qui frappe fort.
Un coup d'œil sur le thermomètre: Il affiche encore 24°.
Mémère a fonctionné du tonnerre, et le compteur affiche 66 kilomètres.
Prochaine sortie demain matin.
La vie ça roule en Terrot 350 HDA!
Hommage.
Je dédie ce post à Guy Baster, un grand Monsieur de la moto ancienne dont je viens seulement d'apprendre le décès.
J'ai le souvenir d'un homme charmant, qui m'avait accueilli chaleureusement lors de ma visite de son musée à Riom en 2017.
Après quelques semaines de vacances chez nos voisins Bretons, me voilà de retour au guidon de la Terrot.
Pour cette première sortie du mois de juillet, la météo est belle.
A noter que cette balade sera émaillées de deux petits incidents.
Rendez vous à 14h30 avec Thibaut.
Toujours aussi élégant, Thibaut arbore une nouvelle veste en cuir achetée la veille.
Départ à 14h45 direction Barfleur par la côte.
Après 3 semaines d'inactivité, Mémère démarre au premier coup de kick.
Nous faisons un premier arrêt à la batterie du Caqueret.
Les chemins sont si étroits que le croisement avec deux voitures va se révéler difficile.
Il nous faudra bien se tasser sur le talus, pour laisser passer ces deux gros monstres à quatre roues.
Enfin, nous voici sur place.
Il a le look notre jeune motard!
Nous faisons un petit tour sur le site.
Une photo de votre serviteur, et de Mémère.
Au loin on aperçois le phare de Gatteville.
Ce sera ma dernière photo, car subitement mon appareil déclare forfait: Plus de batterie.
C'est sur que si on oublie de la recharger au retour de vacances, ça marche moins bien!
Voilà pour le premier incident.
Je prends mon téléphone portable pour la suite, mais la qualité des images sera moins bonne, surtout en zoomant comme avec cette photo.
Nouvel arrêt au phare de Gatteville.
Dommage que la photo soit gâchée par cet horrible panneau.
Thibaut m'a promis qu'avec son super ordinateur équipé de l'IA, il pouvait le faire disparaitre.
J'ai hâte de voir le résultat!
Un coup de baguette magique, et hop adieu le panneau!
Idem pour la photo de Thibaut avec sa Terrot.
C'est bluffant!
Une fois arrivés à Barfleur, Thibaut me demande si on ne pousserai pas une pointe jusqu'à Saint Vaast la Hougue.
Un bon quart d'heure plus tard, nous voilà sur le quai en face de l'île de Tatihou.
Après quelques photos, nous voilà de retour à Barfleur pour une bonne bière au Café de France.
Comme d'habitude, les touristes s'agglutinent autour de nos motos, comme des mouches autour d'un pot de miel.
Il faudra que je pousse une gueulante après un homme d'une cinquantaine d'années qui s'apprêtait à enfourcher la Terrot de Thibaut.
Les gens ne respectent rien, et bien sur ne s'excusent même pas!
Puis nous reprenons la route de la côte, et Thibaut me fait découvrir un endroit que je ne connaissais pas.
Ici la côte est rocheuse, mais on y trouve quelques belles plages.
C'est la dernière photo que j'ai faite, car presque arrivé à Cherbourg, un deuxième incident va émailler cette sortie.
Voilà que subitement, le câble de frein avant se brise au niveau de la boule située dans la manette de frein.
Il est 18h45 quand nous voilà de retour à la maison.
Le compteur de Mémère indique 89 kilomètres.
C'était une belle sortie, et nos Terrot ont super bien assuré.
La 100 de Thibaut démarre du premier coup de kick à chaque fois, et croise à 55 km/h sans soucis.
La fiabilité de sa Terrot est atteinte, et depuis le début de l'année, il aligne les bornes sans aucuns problèmes.
Pour ma part, j'ai profité de cette sortie pour affiner le réglage du ralenti de Mémère.
Prochaine étape, baisser l'aiguille du boisseau de carburateur d'un cran pour appauvrir un peu ma carburation qui est bien trop riche, et bien sur, remplacer le câble de frein défectueux.
Mémère démarre au premier coup de kick, et je prends la route pour Valognes.
Ma première étape se situe à Orglandes, pour faire quelques photos du cimetière Allemand.
Cette inscription est à l'entrée du mausolée.
C'est immense, sobre et bucolique.
Certaines tombes sont fleuries.
Je reprends la route pour Gourbesville.
Je m'arrête au monuments des 82 éme Air Borne régiment de parachutistes, et de la 90 éme division d'infanterie.
Le moteur d'un P 47 abattu le 5 Janvier 1944 au dessus du village.
On l'a retrouvé enterré dans un champ, à 5 mètres de profondeur.
Nouvelle pose quelques kilomètres plus loin.
Je suis au monument du 507 régiment d'infanterie parachutiste à Amfréville.
Le plan des combats.
Vue d'ensemble du monument.
Un soldat c'est particulièrement illustré lors des combats.
Nouvelle pause à la Fière.
C'est ici que sont tombés la plus part des parachutistes le 6 Juin 1944 au matin.
Divers monuments ont été érigés au fil des années.
Celui ci fait partie des plus récents
Quand à celui là, il est là depuis bien longtemps.
Les parachutistes ont atterrit dans les prairies qui sont sur ces photos.
Les Allemands les avaient inondées, et des centaines d'Américains ont péris noyés, avant même d'avoir pu tirer un coup de feu.
C'est ici que chaque année, des parachutistes viennent sauter le 6 Juin pour commémorer l'évènement.
Un monument en forme de toile de parachute.
Il donne un aperçu des sites où eurent lieu les combats.
Ce monument a été inauguré l'année dernière.
Ces hommes sont des héros de l'US AIR FORCE.
Les statues sont extrêmement réalistes.
On croirait presque qu'ils vont bouger.
C'est assez impressionnant.
13h15, je fais mon entrée sur la place de Sainte Mère Eglise.
Je trouve une place à l'ombre.
Il y a encore quelques collectionneurs qui circulent avec leurs véhicules.
Après avoir mangé un jambon frites au foodtruck installé sur la place, je fais quelques photos.
A noter que le célèbre parachutiste John Steel n'est pas accroché au bon endroit.
Il était de l'autre côté du clocher, et n'avait pas la vue sur la place.
Quand le film "Le Jour le plus Long" a été tourné, le réalisateur a trouvé que c'était mieux de mettre John Steel du côté de la place pour donner plus de piment à la scène.
Voilà comment le cinéma peut changer l'histoire.
Mémère trouve une petite place à l'ombre.
Pendant que je vais me désaltérer au Domino.
Un bon panaché, ça ne fait pas de mal!
Le mannequin de John Steel est l'attraction principale de l'église.
Mais visiter l'intérieur, c'est bien aussi.
L'autel.
Seul ce vitrail fait référence au 6 Juin 1944.
L'autre est plus classique.
Sur la place, on découvre ce monument.
Dédié aux soldats de la France libre, et aux résistants.
Ce monument est dédié au général Dwight D. Eisenhower, surnommé Ike.
C'est l'homme qui a planifié le débarquement en Normandie.
Il a aussi été le 34 éme président des Etats Unis de 1952 à 1960.
Après cette visite à Sainte Mère Eglise, je prends la direction de la batterie d'Azeville.
Où j'arrive un quart d'heure plus tard.
Le bâtiment du musée, est une reconstruction à l'identique de l'ancien mess de la garnison Allemande.
Je suis garé sur un parking spécialement prévu pour les véhicules de collection.
La batterie d'Azeville, est la seule qui n'a pas de vue sur la mer.
Ses canons étaient orientés par le poste de commandement de la batterie de Crisbec.
La batterie se visite: Pour moi, c'était le 19 Juin 2024.
Puis je reprends mon chemin pour la troisième étape de mon périple.
Après être descendu de la colline de Crisbecq, me voici le long de la plage, sur le parking où j'ai laissé Pierre en panne avec sa 350 Terrot HST le 3 juin dernier.
Au loin en face, les iles Saint Marcouf.
Ce weekend, c'est la lune noire, et donc c'est aussi les grandes marées.
Les pécheurs à pieds sont nombreux.
Ils fouillent le sable à la recherche de praires, et de coques.
La plage d'Utah Beach.
Direction le musée de Quinéville.
Je fais une petite visite à Thimoté et Océane, qui sont les propriétaires de ce superbe musée.
Bien sur, je ne peux pas y parvenir sans avoir un soucis avec la Terrot!
Comme la veille pendant ma sortie avec Thibaut, je passe dans un nid de poule, et la parabole du phare saute par le haut.
C'est sur, il y a un sort maléfique qui me poursuit depuis quelques temps, dès que je m'approche de Quinéville!
Nous passons un bon moment à discuter agréablement.
Il fait chaud, et Océane me propose un verre d'eau.
J'en profite pour prendre mes médicaments que j'ai oubliés à la pause de Sainte Mère Eglise.
Thimoté serait partant avec sa DKW pour une sortie avec notre groupe en septembre.
Nous allons programmer cela.
Leur musée est très intéressant, car on y voit entre autres la vie quotidienne des habitants de la région.
Je l'ai visité avec Thibaut il y a quelques semaines.
Voilà encore une bonne occasion pour sortir nos petites vieilles.
Hé oui, je ne serai pas seul pour cette sortie, Thibaut m'accompagne avec sa 100 M344.
Départ à 14h30 de la maison.
Mémère démarre au premier coup de kick, mais pendant le trajet jusqu'à chez Thibaut, le ralenti est chaotique.
Tantôt trop rapide, et d'autres fois à la limite de caler le moteur.
Quinze minutes plus tard, me voici chez Thibaut.
Il est biau avec sa veste en cuir, et son béret!
Je suis toujours à la recherche de mon ralenti.
En y regardant de plus près, quand je mets mon avance à zéro, je me rends compte que la partie mobile de l'avance à l'allumage, " en noir" ne revient pas à zéro, ce qui laisse la magnéto avec trop d'avance.
Je me suis aperçu qu'en fait, elle ne coulissait pas bien sur le corps de la magnéto.
C'est fou, le pouvoir d'une goutte d'huile!
Une fois lubrifiée, la partie mobile coulisse normalement, et enfin je peux avoir un vrai ralenti bien stable, et bien rond.
Nous prenons la route direction Gréville Hague.
Première pose au port de Querqueville.
Puis nouvel arrêt au nez d'Urville pour admirer les enrochements.
La mer c'est retirée assez loin aujourd'hui, car le coefficient de marée est fort.
Un peu plus loin, nous voici sur la plage d'Urville Nacqueville.
Nous attaquons la route touristique, et nouvelle pose au Landemer.
A chaque pose, je peaufine mon réglage, pour avoir le ralenti parfait.
La côte vers Omonville la Rogue.
Vue sur la plage d'Urville Nacqueville, avec la rade de Cherbourg au fond.
16h15, nous voici arrivés dans la patrie du peintre Jean François Millet.
Pose devant le bar de l'angélus, où nous buvons un bon panaché bien frais en terrasse.
Qu'il est agréable de profiter du soleil!
Après nous être désaltérés, nous prenons la route du retour.
Au sortir d'Urville Nacqueville, il m'arrive une aventure pas banale..
J'ai malencontreusement mis ma roue avant dans un nid de poule, et j'ai entendu un grand bruit de ferraille à l'avant de la moto.
Le choc à fait sauter la parabole de phare.
Cet incident est vite réparé grâce au tournevis tom pouce, qui ne quitte jamais la poche de mon blouson.
17H30, nous voici de retour chez Thibaut.
Les terrot ont bien fonctionné, mais Thibaut trouve que sa 100 rame un peu.
Il est de plus en plus motivé pour rouler avec une 350.
Nous nous quittons un quart d'heure plus tard, et je fonce à la maison, où je dois être impérativement rentré à 18h00.
Mission accomplie.
Le ralenti de Mémère frise la perfection, et son compteur affiche 48 kilomètres.
Prochaine sortie demain pour une grande balade vers Sainte Mère Eglise.
Terrot 350 HDA la restauration.
rouler au long cours avec une moto de 1936.
mes voyages,mes sorties,et mes aventures sur la route avec ma Terrot à la découverte de la Manche,et d'autres régions!